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L’ancienne usine Gruyéria cédera la place à quatre immeubles

LA LIBERTE, 30.09.2014



BULLE • Trois bureaux d’architecture ont planché sur le site sensible de l’ancienne usine Gruyéria. Un projet a fait l’unanimité des experts. Par STÉPHANE SANCHEZ

L’ancienne usine Gruyéria cédera la place à quatre immeubles
Le futur visage du site de l’ancienne usine Gruyéria, à Bulle, est désormais connu. Le mandat d’étude parallèle d’urbanisme confié par la commune et les propriétaires des terrains vient en effet d’aboutir. Il prévoit la construction de quatre immeubles locatifs, qui devraient abriter – la typologie intérieure n’est pas totalement arrêtée – entre 85 et 100 logements. Coût global: «Environ 50 millions de francs», indique le principal propriétaire, Mathieu de Senger.

Le projet, qui implique la démolition de l’ancienne usine Gruyéria, («LL» du 13 juillet 2013), s’inscrit dans un secteur sensible: les constructions environnantes sont en partie protégées et le périmètre, à la rue du Vieux-Pont, marque la transition entre le centre-ville et un ensemble de bâtiments collectifs plus récents. D’où des gabarits hétéroclites, correspondant à des périodes de construction distinctes.

Le projet retenu – celui du bureau d’architecture gene- vois 3BM3 – résout cette problématique d’intégration par une transition volumétrique: deux immeubles de cinq étages (rez compris) seront implantés à l’ouest, et deux immeubles de six étages, à l’est. La configuration coudée des bâtiments contribue à atténuer l’effet de masse.

Le cahier des charges exigeait en outre que le site offre une liaison piétonne entre le Jardin anglais, au sud-ouest, et les quartiers environnants. Une fonction assumée par l’organisation des bâtiments autour d’un îlot central. Le collège d’experts, présidé par le professeur Jean-Baptiste Zufferry et qui comportait notamment trois représentants de la commune et deux architectes, a salué «la cohérence» du projet, sa maîtrise et sa «bonne perméabilité».

«Un projet abouti»

Le développement durable figurait au nombre des contraintes. Le projet mêle ainsi chauffage à bois, géothermie, isolation performante et ventilation contrôlée. Il recourt à l’énergie solaire pour couvrir 80% des besoins en eau chaude sanitaire. Un système de récupération et de fil- trage de l’eau de pluie assurera la couverture des besoins en eau sanitaire (WC, nettoyages, arrosages). «C’est un projet abouti. Il a fait l’unanimité des experts et satisfait toutes les parties», se réjouit Mathieu de Senger.

Le périmètre du mandat était initialement limité aux deux parcelles (7450m2) de cet investisseur genevois, parcelles occupées par l’ancienne usine et les anciens bâtiments administratifs de Gruyéria. Il englobe désormais une parcelle détachée (856 m2), propriété de la famille Lévy. Le parcellaire a en partie dicté l’implantation des bâtiments, qui devaient être réalisables séparément. Mathieu de Senger mettra en principe le dossier à l’enquête au début 2015 et lancera les travaux dès l’obtention du permis. Le second propriétaire était inatteignable hier.

Instigatrice de ce mandat d’étude, la commune en assume les frais d’organisation, les propriétaires prenant en charge le défraiement des trois bureaux d’architecture mandatés. Ce mandat dispense les propriétaires de réaliser un Plan d’aménagement de détail. Il devrait également faciliter la procédure. Afin d’assurer une meilleure cohésion, le projet est piloté par la société Greenbrix Asset Management SA qui s’occupe d’immobilier à vocation durable pour les caisses de pension. I

Légende image : Le projet esquisse une spirale autour d’un îlot central. DR

30/09/2014


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STÉPHANE SANCHEZ

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