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Bureaux à Genève – la crise pourrait faire pression sur les loyers


     


Au 3ème trimestre 2011, les surfaces de bureaux disponibles continuent de diminuer dans le canton de Genève par rapport au trimestre précédant, selon une étude réalisée par DTZ, Conseil International en Immobilier d’Entreprise. Le taux de vacance passe en dessous de 2%. A l’hyper-centre, certains loyers « prime » sont maintenant proposés au-dessus Fr. 975.-/m2/an. S’ils s’expliquent par la combinaison de l’absence de production de nouvelles surfaces et de l’augmentation de la demande placée, il reste à voir s’ils demeureront justifiés dans le contexte économique actuel. A l’inverse, Zurich affiche toujours un taux de vacance de 8% et les projets de constructions nouvelles sont nombreux pour ces prochaines années.

Le stock de bureaux vacants à Genève reste sur sa courbe descendante. De 105’535 m2 au 1er trimestre 2011 à 91’368 m2 au 2ème trimestre 2011, il se situe aujourd’hui à 81’100 m2. Le taux de vacance, quant à lui, passe de 2,09 à 1,93%. La demande placée diminue légèrement entre le 2ème et le 3ème trimestre de cette année, même si elle reste plus élevée que l’an dernier à pareille époque. « Bien que la disponibilité de surfaces de bureaux reste limitée à l’intérieur et autour du quartier des affaires, nous voyons l’arrivée sur le marché de surfaces de plus de 500 m2 situées dans l’hypercentre. En fait, il s’agit soit de contrats de sous-location, soit de cessions de baux », explique Pierre Stämpfli, managing partner de DTZ à Genève. « Cela vient clairement du fait que le contexte économique actuel pousse les occupants à optimiser au maximum l’espace utilisable et à renoncer à tout espace inutile. Nous pensons que cette tendance perdurera en 2012. »

La production neuve a diminué constamment en 2011, passant d’une pointe à 3’500 m2 au 1er trimestre 2011 à 1’800 m2 au 3ème trimestre. La pénurie se confirme à l’hypercentre et pousse certains loyers au-delà des Fr. 975.- / m2 / an, « mais le contexte économique actuel pourrait bien les forcer à la baisse », ajoute Pierre Stämpfli.

L’étude complète, en français, est disponible ici:



14/11/2011

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