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DTZ Research: baisse de 14% du déficit net de refinancement en immobilier d’entreprise (42 milliards de dollars) en Europe au cours des 6 derniers mois



• Baisse du déficit de refinancement en immobilier d’entreprise en Europe, conséquence d’une hausse des valeurs en capital et de nouvelles sources de financement aujourd’hui disponibles
• Augmentation des financements non bancaires, mais de nouvelles réductions de passif sont attendues dans plusieurs marchés « core »
• Première analyse de DTZ sur le besoin de refinancement au Royaume-Uni par qualité d’actif : un besoin plus faible pour les actifs de classe C que pour ceux de classe A ou B…
• …ce qui devrait inciter banques et prêteurs alternatifs à être plus actifs hors du segment prime.

Dans une récente étude , DTZ annonce que le déficit net de refinancement en immobilier d’entreprise s’est à nouveau réduit en Europe. Cette baisse de 14% conduit à un déficit net de 42 milliards de dollars aujourd’hui, à comparer à 50 milliards de dollars il y a 6 mois. Il n’y a pas de déficit sur le marché nord-américain alors qu’en Asie il est marginal, de l’ordre de 4 milliards de dollars.

Nigel Almond, Directeur de la Stratégie de DTZ Research, et auteur de cette étude, commente: “De meilleurs perspectives tant sur les valeurs en capital que sur le marché du financement ont entrainé une baisse du déficit de refinancement, passé de 80 milliards de dollars en juin 2013 à 72 milliards de dollars aujourd’hui. Nous avons également noté des améliorations dans la réduction du passif des banques sur les marchés principaux que sont l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et au Royaume-Uni. Ce mouvement a réduit le déficit de refinancement de 139 milliards de dollars ».

A l’inverse, la France a enregistré une aggravation de son déficit de refinancement et affiche aujourd’hui le déficit le plus important en Europe, essentiellement dû au faible mouvement de deleveraging des banques. De fait, depuis le début de la crise financière, la dette immobilière n’a cessé d’augmenter au lieu de se réduire.

Malgré la contraction du déficit de refinancement, la pression des nouvelles réglementations bancaires ou assurantielles, a quasiment doublé le besoin de refinancement qui culmine à 139 milliards de dollars. Cela devrait conduire certains pays européens où le niveau de la dette est demeuré élevé depuis le début de la crise financière, à intensifier le processus de réduction du passif des banques. Dans ce contexte, DTZ souligne l’activité croissante des prêteurs non bancaires, qui viennent en partie répondre aux besoins de refinancement.

Pour la première fois depuis le lancement de l’analyse du déficit de refinancement en 2010, DTZ propose aujourd’hui une étude plus détaillée sur le besoin de refinancement selon la qualité de l’actif au Royaume-Uni, en se basant sur des estimations concernant l’origine des prêts, l’évolution des valeurs, et les ratio dettes/ valeurs. Les résultats de cette étude vont à l’encontre du consensus négatif de longue date, à propos des actifs de qualité secondaire.

Nigel Almond ajoute: “A partir de cette analyse, nous estimons que le déficit de refinancement n’est que d’un milliard de livres sterling pour les actifs de classe C sur la période 2013-2014. Ce chiffre est à comparer aux 3,6 milliards de livres sterling pour les actifs de Classe A, et 9,8 milliards de livres sterling pour ceux classés en B. Le déficit de refinancement plus important pour les actifs de classe A et B est essentiellement lié à des valeurs et des ratios de LTV bien plus élevés.”

Hans Vrensen, Global Head of Research de DTZ, conclut: “L’analyse réalisée sur le marché anglais vient confirmer notre premier sentiment : les actifs secondaires ne sont pas nécessairement dans la plus mauvaise position. Nous pensons de surcroit que ces fondamentaux sont applicables à d’autres marchés en Europe. Cela devrait inciter les prêteurs à faire évoluer leurs préférences et à accorder une attention plus grande à la possibilité de refinancement des actifs secondaires. Nous anticipons donc une activité plus soutenue des prêteurs sur les segments des actifs B et C aussi longtemps que leurs conditions financières seront attractives.”

27/11/2013

Tags : DTZ

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