Forum Ecoparc 2009



Etat et évolution de l’utilisation du sol: une forte croissance des surfaces d’habitat et d’infrastructure

En douze ans, de 1979/85 à 1992/97, la superficie des zones d’habitat et d’infrastructure en Suisse a augmenté de 13,3% (327 km2), soit une progression de près de 3,8% (400 m2) par personne. Par rapport à la superficie totale de la Suisse (41’285 km²), la part de la surface d’habitat et d’infrastructure est passée de 6% à 6,8% et par rapport à la surface productive de 8% à 9,1%.

Dans le même temps, la population n’a augmenté que de 9%.

La forte progression des surfaces d’habitat et d’infrastructure s’explique par plusieurs raisons: modifications de la structure de la population, accroissement de la mobilité individuelle,
augmentation du bien-être, évolution des besoins de logement.

La part des surfaces d’habitat et d’infrastructure a progressé à un rythme deux fois plus rapide sur le Plateau qu’en moyenne suisse.

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Les résultats de la statistique de la superficie 2004/09, qui portent sur 1461 communes de la Suisse occidentale, font apparaître un ralentissement du taux de croissance des surfaces d’habitat et d’infrastructure (9,0% contre 13,4% auparavant) et un ralentissement du taux de croissance de la forêt
(0,4% contre 1,4%). Les pertes de surfaces agricoles ont par conséquent été moins importantes (1,8% contre 2,8%). Cela ne représente pas un changement de tendance mais seulement un ralentissement dans les changements d’utilisation.

En qui concerne les bâtiments d’habitation, ils représentaient en 1979/85, le 54% de l’ensemble des surfaces construites; en 2004/2009, ils en constituent le 59%.

Le mitage du paysage

Le morcellement et le mitage (étalement urbain) du paysage se sont fortement accentués au cours des 70 dernières années. Les zones non morcelées se sont de plus en plus rétrécies au
fil du temps. Pour en savoir plus

Construction et logement

Des logements plus spacieux

Le nombre des logements augmente plus vite que l’effectif de la population. De 1990 à 2000, il a progressé de 8%, alors que le nombre d’habitants augmentait de 6%. Le nombre
moyen de personnes par logement habité a de ce fait fléchi de 2,4 à 2,3. Parallèlement, la surface moyenne d’habitation est passée de 39 m² à 44 m² par personne.

Les logements de taille moyenne (3 ou 4 pièces) représentaient un peu plus de la moitié de l’effectif total en 2000 (54%); 21% étaient des logements de 1 à 2 pièces et 25% des logements de 5 pièces ou plus. Ces pourcentages n’ont guère varié par rapport à 1970. La construction de logements de 1 à 2 pièces est toutefois en recul: ces derniers ne représentaient plus en 2006 que 6% des nouveaux logements contre 18% en 1990. En revanche, la part des nouveaux logements de 5 pièces ou plus a augmenté: près de 40% en 2006 contre 28% en 1990.

Cette évolution s’explique par l’augmentation générale des surfaces d’habitation et par la diminution constante de la taille des ménages.

L’essor de la maison individuelle

De 1970 à 2000, la part des maisons individuelles dans le parc immobilier est passée de 40% à 56%. Elles représentent 70% des bâtiments d’habitation nouvellement construits en 2006.

La part des maisons individuelles baisse de manière constante depuis 2001, mais ce recul n’est dû qu’à l’évolution négative du nombre de maisons individuelles mitoyennes. La part des maisons individuelles isolées a progressé continuellement de 1997 à 2005 et elle se maintient en 2006 à 50% de tous les bâtiments avec logements. Depuis 1983, de 11’000 à 14’000 maisons individuelles sortent de terre chaque année. La croissance a été temporairement freinée lors de la crise du bâtiment
(7200 en 1993), mais elle a repris depuis. La part des maisons individuelles dans le total des nouveaux logements est aujourd’hui de près de 29%, comme au début des années 1980.

Trois quarts des logements et des habitants en zone urbaine

En 2000, la Suisse comptait 1,3 million de bâtiments habités et plus de 3 millions de résidences principales. Ces bâtiments et ces logements abritaient 6,8 millions de personnes. Environ
deux tiers des bâtiments habités, trois quarts des résidences principales et trois quarts des habitants se concentrent dans les zones urbaines. Un tiers des bâtiments habités, un quart des logements et un quart des habitants se trouvent en zones rurales.

Construction et logement: les principaux chiffres


Bâtiments à usage d’habitation (2000) 1’462’167
Dont maisons individuelles (2000) 56,20%
Nouveaux bâtiments avec logements (2007) 17’051
Dont maisons individuelles (2007) 70,27%
Nombre total de logements (2000) 3’569’181
Dont logements de 3 ou 4 pièces (2000) 1’935’877
Logements nouvellement construits (2007) 42’915
Dont logements de 3 ou 4 pièces (2007) 23’575
Surface par habitant (2000) 44 m2
Habitants par logement (2000) 2,3
Habitant par pièce d’habitation (2000) 0,59

Scénario de l’évolution future des ménages

L’évolution jusqu’à aujourd’hui

Au cours du 20e siècle, la taille moyenne des ménages privés a constamment diminué et le nombre de petits ménages augmenté.

Cette évolution s’observe depuis pratiquement les premières données disponibles. Les ménages de 1 personne sont même devenus les plus nombreux dès 1990. La proportion des ménages de 2 personnes qui augmentait régulièrement s’est pour sa part stabilisée au cours des années 90. Les ménages de 3 et 4 personnes ont vu, quant à eux, leur pourcentage diminuer passablement au cours des dernières décennies.

Par contre, les ménages de 5 personnes et plus qui ont connu une baisse régulière et importante de leur proportion durant tout le siècle passé ont vu celle-ci se stabiliser au cours de la dernière décennie.


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De grandes différences régionales

Les cantons urbains ont des pourcentages élevés de ménages de 1 personne. Ainsi en 2000, près de 50% des ménages privés dans le canton de Bâle-Ville étaient de cette taille.

A Genève, c’était le cas pour 42% des ménages et à Zurich pour 39% d’entre eux. A l’inverse dans les cantons ruraux, comme Uri ou Appenzell Rhodes-Intérieures, ils constituaient moins de 30% des ménages. On observait cependant au cours de ces dernières décennies une forte augmentation du
pourcentage de ménages d’une personne également dans ces cantons entraînant une certaine convergence de ces proportions vers les valeurs moyennes de la Suisse. En 2000, seulement
3 cantons comptaient encore plus de 10% de ménages privés de 5 personnes et plus: Appenzell Rhodes-Intérieures, Uri et Obwald.

L’évolution future pour l’ensemble de la Suisse

Si les tendances se poursuivent, les ménages deviendront encore plus petits. Plusieurs indices le laisse supposer. D’une part, la hausse de l’espérance de vie qui ne donne aucun signe de ralentissement aussi bien pour les femmes que pour les hommes, entraînera une augmentation des ménages de 1 ou 2 personnes, formés principalement de veufs ou veuves pour les premiers et de couples de personnes âgées pour les seconds. D’autre part, la stagnation de la fécondité au bas
niveau observé actuellement, l’augmentation des jeunes couples ne partageant pas le même logement et la forte mobilité professionnelle auront également pour conséquence l’accroissement
des ménages de petite taille formés de jeunes adultes.

La proportion de ménage d’une personne augmentera de 36% en 2005 à 41% en 2030. La part des ménages de 2 personnes s’accroîtra également en passant de 32% (2005) à 35% (2030). La proportion des ménages de 3 personnes et plus diminuera quant à elle de 32% (2005) à 24% (2030).

source : OFS

14/01/2009

Tags : ofs

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Rédaction Immo-swissnews.ch