La Banque nationale confirme le maintien du cours plancher



La Banque nationale suisse (BNS) maintient le cours plancher inchangé à 1,20 franc pour 1 euro. Le franc est toujours à un niveau élevé. La Banque nationale est prête à acheter des devises en quantités illimitéessi cela est nécessaire pour faire prévaloir ce cours plancher et à prendre des mesures supplémentaires en cas de besoin. La situation sur les marchés financiers internationaux s'est certes légèrement détendue, mais le cours plancher demeure indispensable dans un contexte où le Libor à trois mois est proche de zéro. Il permet de prévenir un durcissement inopportun des conditions monétaires, si la pression à la hausse sur le franc devait reprendre. La BNS laisse inchangée à 0%–0,25% la marge de fluctuation du Libor à trois mois.

Les perspectives d'inflation sont restées pratiquement identiques à celles de juin. La prévision d'inflation conditionnelle de la Banque nationale est légèrement supérieure à court terme, en raison de la hausse du cours du pétrole par rapport au trimestre précédent et de l'appréciation un peu plus positive de la conjoncture.Comme lors de l'examen de juin, la prévision repose sur un Libor à trois mois maintenu à 0% au cours des trois prochaines années. Pour 2013 et 2014, la Banque nationale s'attend désormais à un taux d'inflation légèrement supérieur, de respectivement –0,2% et 0,3%. En revanche, le taux d'inflation prévu pour 2015 s'inscrit toujours à 0,7%. Il n'existe donc aucun risque d'inflation en Suisse.

Le lent redressement de l'économie mondiale s'est poursuivi ces derniers mois. Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) des pays industrialisés, notamment de l'Allemagne et de la France, a enregistré une croissance plus forte qu'escompté. Dans les pays émergents, par contre, la conjoncture a connu une évolution atone. La croissance mondiale devrait peu à peu gagner en vigueur et en assise dans un avenir proche. Mais la reprise de l'économie mondiale devrait demeurer modérée.

Les risques d'une dégradation de la conjoncture internationale ont quelque peu reculé par rapport au trimestre précédent. Toutefois, les problèmes structurels qui persistent en Europe
pourraient provoquer de nouvelles tensions sur les marchés. Les perspectives se sont par ailleurs assombries pour les pays émergents, et les événements au Proche-Orient pourraient
entraîner une hausse du cours du pétrole. En outre, de brusques changements des anticipations sur l'orientation future de la politique monétaire dans des zones monétaires importantes
peuvent entraîner un accroissement de la volatilité sur les marchés financiers.En Suisse, la croissance du PIB au deuxième trimestre a dépassé les attentes. La plupart des branches de services ont connu une évolution robuste, mais la création de valeur a reculé dans l'industrie manufacturière. Au second semestre, les exportations devraient reprendre grâce à l'augmentation de la demande extérieure. Les chiffres meilleurs qu'escompté, enregistrés au deuxième trimestre, ont incité la Banque nationale à corriger à la hausse ses prévisions pour
2013: elle table désormais sur une croissance de 1,5% à 2%, au lieu de 1% à 1,5%.

Sur les marchés hypothécaire et immobilier en Suisse, le risque subsiste que les déséquilibres continuent de s'accentuer. Quelques signes de détente ont certes été observés. La hausse des prix dans certains segments du marché immobilier a ainsi quelque peu faibli au deuxième trimestre. De même, la croissance des prêts hypothécaires a été légèrement moins marquée au premier semestre 2013 que l'année précédente. Elle demeure toutefois plus rapide que celle du PIB. Les prix immobiliers, qui s'inscrivent déjà à des niveaux élevés, ont par ailleurs
poursuivi leur progression. La Banque nationale continue de suivre la situation avec la plus grande vigilance.




19/09/2013

Tags : BNS

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