Les Vaudois ont la bougeotte




Entre 2002 et 2008, la population vaudoise a augmenté de 63'100 personnes, avec un solde migratoire (différence entre les arrivées et les départs) de 49'600 qui explique à lui seul 79% de cette hausse. La conjoncture favorable et l'accord sur la libre circulation des personnes ont dopé les flux en provenance de l'étranger et le solde migratoire annuel a triplé par rapport à la période 1998-2001. La statistique cantonale analyse les mouvements migratoires dans son courrier bimestriel Numerus.

Bien que les migrations avec l'étranger expliquent l'essentiel de la croissance de la population vaudoise, il faut également tenir compte des migrations avec le reste de la Suisse et des migrations internes, d'une commune vaudoise à l'autre, pour se faire une idée globale des mouvements enregistrés dans le canton. Entre 2002 et 2008, quelque 585'400 personnes ont ainsi migré dans, vers ou hors du canton de Vaud, soit en moyenne 83'600 par année. Ce qui est remarquable compte tenu de la tension qui règne sur le marché du logement.

La population de nationalité étrangère migre davantage, avec quelque 319'200 mouvements migratoires entre 2002 et 2008 contre 266'200 pour la population de nationalité suisse. Ce qui équivaut à un taux de mobilité trois fois plus élevé pour les étrangers, se fixant à 25 mouvements pour 100 personnes contre 8 pour les Suisses. A relever encore que la population de nationalité suisse, outre une mobilité moindre, enregistre des bilans migratoires négatifs et perd des habitants sur la période, tant avec l'étranger qu'avec le reste du pays.

Dans trois quarts des cas, les personnes qui migrent sont des jeunes adultes et des enfants. Le pic concerne les 25-29 ans qui enregistrent un taux de mobilité de 32%, ce qui signifie qu'une personne sur trois de cet âge a déménagé durant les sept dernières années. Cette observation sur l'ensemble des mouvements se retrouve s'agissant du solde migratoire par âge: au jeu des arrivées et des départs, le canton gagne des habitants jusqu'à 49 ans, avec un maximum entre 25 et 29 ans. Tandis que le bilan migratoire est proche de zéro au-delà de 50 ans, et clairement négatif entre 55 et 69 ans, soit en gros à la fin de la vie active.

Le profil du solde migratoire par âge varie selon le type de commune considéré. Ainsi, les villes-centres sont fortement bénéficiaires pour les classes d'âges entre 15 et 29 ans, ce qui s'explique par l'arrivée importante d'étudiants et de jeunes actifs. Les communes urbaines formant les couronnes d'agglomération sont également attractives pour les jeunes adultes mais drainent aussi une immigration familiale. Les communes rurales attirent surtout les familles.

Source : Scris

09/12/2009

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Rédaction Immo-swissnews.ch